Les rencontres du CNRS Sciences et Citoyens

Les rencontres du CNRS « Sciences et Citoyens » sont un rendez-vous annuel de réflexion et d’échanges avec des chercheurs, destiné en priorité aux jeunes de 18 à 25 ans.

Placées sous l’égide d’un comité scientifique, composé de chercheurs de différentes disciplines, ces rencontres proposent chaque année des ateliers thématiques liés à des sujets de société. Chaque atelier est préparé par un membre du comité scientifique qui s’entoure de quatre ou cinq intervenants experts du sujet.

A Caen, les deux ateliers proposés cette année étaient : « Intelligence artificielle et santé : avancées techniques et enjeux éthiques » et « Slow life : on vit trop vite, comment ralentir? ».

Cet évènement a été organisé le 23 mars 2019 en partenariat avec Le Dôme, l’AFNEUS et Corpo Sciences Caen.

Film des Rencontres du CNRS Sciences et Citoyens 2019

Atelier "Intelligence artificielle et santé : avancées techniques, enjeux éthiques"

Il n’est pas un secteur d’activité qui ne se targue aujourd’hui d’utiliser de l’intelligence artificielle. Elle est à la mode et ne pas avoir son algorithme prédictif signifie pour une entreprise ou un secteur ne pas être entré dans la modernité. Mais n’est-ce seulement qu’un effet de mode ? Au-delà des slogans marketing, il faut se convaincre que nous sommes en train de vivre un bouleversement majeur dans l’acquisition d’une quantité phénoménale de données en tout genre, dans le traitement informatique qui en est fait et dans les connaissances et applications que l’on peut en tirer.

Animateur de l'atelier : Mathieu Agelou, Physicien

Avec la participation de Grégory Bonnet, maître de conférences à l'université de Caen Normandie au sein du GREYC ; Nathalie Nevejans, professeur de droit et membre du comité d'éthique du CNRS et Jean-Baptiste Delmas, médecin

Timelaps de la fresque "intelligence artificielle dans la santé"

 

Atelier "Slow life : on vit trop vite, comment ralentir ?"

Aujourd’hui, la culture est à la rapidité. Mais dans cette course contre la montre, rien ne survit – notre travail, notre santé, nos relations, notre vie sexuelle. Cette injonction à la performance et à la rapidité se met en place à travers des équipements gigantesques : communications virtuelles (internet, téléphone, réseaux sociaux, serveurs en ligne) et physiques (organisations des villes et des pays, TGV, avion, livraisons immédiates) qui aboutissent à une surconsommation énergétique portée par les coûts invraisemblablement bas de l’énergie fossile.

L’autre facette est l’impact sur nos vies : on ignore que notre cerveau ne peut traiter correctement qu’une chose à la fois, d’où une frustration permanente. On néglige les rythmes biologiques qui sous-tendent notre santé. On saute d’une occupation à une autre, on prend des rendez-vous en speed dating sans se donner le temps d’approfondir la relation ; frustration encore. On court pour se rendre à sa séance de relaxation …

Tout un courant d’opinion met en question ce culte de la vitesse et réaffirme les vertus de la lenteur. Baptisé "Slow" , il ne prétend nullement qu’il faut tout faire à une allure d’escargot mais souligne que notre qualité de vie passe par un meilleur équilibre entre rapidité et lenteur.

Pour débattre de ces questions, nous proposons un échange avec des chercheurs ou professionnels de tous horizons : neurobiologie, sociologie, philosophie, urbaniste, business, journalisme, littérature.

Animateur de l'atelier : Christine Baly, neurobiologiste

Avec la participation de : Sylvie Droit-Volet, psychologue sociale ; Eugenio Mailler, Militant du Goût et de la Lenteur, figure historique de Slow Food, actuellement journaliste pour Alimentation Générale ; Pierre Moniz-Barreto, membre-fondateur de l’Association française du management équitable et secrétaire général de la Fondation de l'Abbaye de Bassac ; François Rouyer, Neuroscientifique ; Emmanuel Munch, enseignant-chercheur à l’Ecole d’Urbanisme de Paris

Timelaps de la fresque "Slow life"

 

Retour sur les Rencontres du CNRS Sciences et Citoyens 2018

Le film des Rencontres du CNRS Sciences et Citoyens - 28 mars 2018