Réflexion.s : Instantanés de recherche

Imaginé par Normandie université, Le Dôme et le CNRS Normandie, « Réflexion.s : Instantanés de recherche » ouvre, depuis le 18 mars 2019, les portes de la recherche au plus grand nombre en invitant les publics à suivre le quotidien de jeunes chercheuses et chercheurs via Instagram et à les rencontrer à l’occasion d’évènements de culture scientifique et technique organisés en Normandie.

UN COMPTE COLLABORATIF POUR (RE)DÉCOUVRIR LA RECHERCHE

Largement inspiré des dispositifs « En direct du labo », « ComSciComCa » ou encore « La bio au labo », pour ne citer que les francophones, « Réflexion.s : Instantanés de recherche » rejoint la grande famille des comptes collaboratifs en sciences. Toutes les deux semaines, une nouvelle personnalité prend les commandes du compte pendant 7 jours pour partager son quotidien et donner à voir concrètement la réalité des métiers de la recherche.

Pour dépasser le virtuel, les doctorant(e)s et post-doctorant(e)s participant(e)s organisent ou prennent également part à des évènements de culture scientifique et technique en Normandie (Ma thèse en 180 secondes, Atelier du chercheur, Pint of science, Fête de la Science, …) pour aller à la rencontre des publics sur le terrain.

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Saison 02 de Réflexion.s

©Normandie Université/A.Bonin

Léa Chevalier est doctorante au laboratoire Lettres Arts du Spectacle Langues Romanes, à l’Université de Caen Normandie. Ses recherches portent sur la carrière de Bernard Evein, décorateur de cinéma en France entre les années 1950 et 1980.

Après son baccalauréat littéraire, Léa poursuit ses études en classes préparatoires Hypokhâgne et Khâgne au lycée Jean-François Millet à Cherbourg, avec les spécialités lettres modernes et cinéma, ses deux passions. Elle découvre alors l’étude du cinéma et s’y attache.

En 2015, elle rejoint l’Université de Caen Normandie en troisième année pour suivre une double-licence « Cinéma Arts du spectacle » et « Lettres modernes ». Pour intégrer sa licence de cinéma, elle réalise son premier documentaire. En 2016, elle choisit naturellement de poursuivre ses études en Master 1 recherche Cinéma à l’Université de Caen Normandie. C’est aussi un moyen pour Léa de rester en contact avec les lettres ou plusieurs autres formes d’art comme la peinture. Selon la jeune chercheuse, le cinéma entretient des liens avec plusieurs disciplines dont elle souhaite rester proche.

Après un premier mémoire de Master 1 sur les couleurs dans les films de Jacques Demy, elle choisit dès son master 2, de se concentrer sur le métier de décorateur et plus particulièrement sur Bernard Evein, en étudiant la couleur dans les décors naturels de trois films (À double tour de Claude Chabrol, Les Parapluies de Cherbourg de Jacques Demy et Une femme est une femme de Jean-Luc Godard). Lors de la rédaction de ce mémoire, Léa rencontre sa future directrice de thèse qui l’encourage à poursuivre son projet.

Parallèlement au cours et à la rédaction de son mémoire de master, elle participe au programme transdisciplinaire FRESH (Film et Recherche en Sciences Humaines) de la Maison de la Recherche en Sciences Humaines de Caen et co-réalise pour l’occasion un court documentaire Jeu d’enfant. L’atelier créatif lui permet d’allier théorie et pratique et renforce son attache à la recherche en études cinématographiques.

En 2018, elle s’engage dans un doctorat comme chercheuse allocataire de la Région Normandie et dans le cadre d’une cotutelle internationale de thèse avec l’université de Lausanne en Suisse. Dans la continuité de son mémoire de recherche de Master 2, son sujet de thèse est consacré à Bernard Evein, décorateur-peintre. La même année, elle obtient la bourse Jean-Baptiste Siegel de la Cinémathèque Française lui conférant le statut de chercheuse invitée. En 2019, elle renforce son lien avec l’organisme et renouvelle son contrat en tant que chercheuse associée.

Léa étudie le métier de décorateur sous un angle esthétique et technique et cherche à comprendre comment le métier s’est renouvelé à la fin années 50 et le début des années 60. Une période charnière puisque cette époque est marquée par le développement des tournages hors des studios d’enregistrement. Bernard Evein débute sa carrière au cours de ces années et interroge alors la nature de sa profession et la manière de l’exercer. Par l’intermédiaire des couleurs, il peaufine son style et renouvelle l’image du décor de films. Bernard Evein va par exemple montrer l’artifice pour dévoiler l’illusion cinématographique. Le but du travail de recherche de Léa est d’interroger la place des décorateurs dans la réalisation des films, l’évolution du métier de décorateur de son enseignement à son appropriation par les différentes générations et enfin la singularité d’un décorateur dont l’œuvre impacte, selon Léa, sur l’avenir d’une profession.

Passionnée par son sujet, Léa est motivée par la volonté de mettre en lumière les métiers de la technique au cinéma. A l’origine, le plaisir de lire les entretiens et de découvrir les travaux colorés de Bernard Evein l’a poussée à le placer au centre de son étude. Pour la jeune chercheuse, le regard qu’il porte sur son métier, la période durant laquelle il débute sa carrière, ses collaborations et son attache à l’art pictural en font un sujet riche et inépuisable.

Selon Léa, la recherche permet de progresser constamment, de mener de belles explorations dans des fonds d’archives, de faire des rencontres et d’échanger autour de son travail, d’écrire et d’être lue. C’est la diversité des activités qui l’a séduit et, par extension, la sensation de liberté dans le choix des diverses missions à accomplir.

Léa Chevalier est l’une des ambassadrices du programme « Réflexion.s » imaginé par Normandie université, Le Dôme et le CNRS Normandie.

©Normandie université/A. Bonin

Sylvain Laborde est doctorant au Centre d’Etudes Sport et Actions Motrices, situé à l’Université de Caen Normandie. C’est à l’Université Allemande du Sport de Cologne qu’il réalise les travaux liés à sa thèse, dans le cadre d’un label de thèse européenne. Il cherche à comprendre comment des méthodes de relaxation basées sur la respiration vont permettre aux sportifs de mieux gérer la pression.

Originaire du Mans, Sylvain poursuit ses études en Sciences et Techniques des Activités Physique et Sportives (STAPS) à l’Université de Caen Normandie après son baccalauréat scientifique, dans l’optique de devenir enseignant en Education Physique et Sportive dans le secondaire. Son projet sera bousculé dès sa première semaine de rentrée: il assiste à la soutenance de thèse de son enseignant de cyclisme. Il découvre alors la recherche en STAPS, c’est une révélation pour lui !

Après sa Licence, il effectue sa première année de Master à l’Université de Las Palmas de Gran Canaria en Espagne, une année déterminante pour la suite de son parcours car elle lui donne le goût des langues et confirme son envie de travailler à l’étranger d’une part, et d’autre part, il découvre une nouvelle discipline : la psychologie du sport. C’est aussi l’année où Zinedine Zidane donne son coup de tête en finale de la Coupe du Monde de football. Dès lors, Sylvain veut comprendre ce geste. De retour en France, en parallèle de sa deuxième année de Master STAPS, il s’inscrit en Licence 2 de psychologie pour se spécialiser en psychologie du sport. Son premier Master validé, il s’inscrit en Master de psychologie et en thèse de STAPS en co-tutelle avec l’Université Allemande du Sport de Cologne pour travailler avec un spécialiste de la prise de décision des sportifs, une première thèse achevée en 2011. Passionné par son sujet, il y consacre depuis 3 ans une deuxième thèse.

Sylvain cherche à développer des méthodes pour aider les sportifs à gérer la pression, à garder leur concentration en toutes circonstances et à éviter les comportements agressifs sur le terrain. Il existe, au niveau du front, une police qui correspond aux fonctions exécutives. Cette police régule le comportement, mais a tendance à dysfonctionner en situation de stress, fatigue, et de pression. Il a mis au point chez les sportifs des méthodes pour aider cette police à fonctionner correctement dans ce type de situation. Sylvain s’intéresse au monde du sport, mais les résultats sont potentiellement applicables à d’autres domaines.

Sylvain vient d’obtenir son habilitation à diriger des recherches en Allemagne. Déjà enseignant-chercheur à l’Université Allemande du Sport depuis 5 ans, il souhaiterait y poursuivre sa carrière pour bénéficier des infrastructures de recherche ainsi que des opportunités de projets scientifiques internationaux qui lui sont proposées.

Sylvain a découvert la médiation scientifique à travers le concours «Ma thèse en 180 secondes» auquel il a participé trois fois jusqu’à décrocher le premier prix du jury de la finale régionale normande en mars 2019. Passionné de sport, Sylvain s’est mis au défi de courir tous les jours au moins un kilomètre par jour pendant un an ! De plus, avec son groupe de musique, il adore partager les grands classiques de la chanson française avec le public allemand.

Sylvain Laborde est l’un des ambassadeurs du programme « Réflexion.s » imaginé par Normandie université, Le Dôme et le CNRS Normandie.

© Normandie université/A. Bonin

Clément Laforge est doctorant au centre universitaire rouennais d’études juridiques (CUREJ), à l’Université de Rouen Normandie. Il étudie les rapports de domination entre collectivités territoriales.

Dès le lycée, Clément s’intéresse à la politique et aux institutions. Après son baccalauréat ES, il intègre une classe préparatoire universitaire pour préparer le concours commun de Sciences-Po. Il découvre alors les matières fondamentales en droit et décide de s’orienter dans ce domaine.

En 2012, il s’inscrit en licence de droit général à l’Université de Rouen Normandie. Il poursuit ses études en Master 1 de droit public général et c’est en Master 2, qu’il commence à se spécialiser en droit des collectivités territoriales. Il s’intéresse alors aux rapports entre la commune et l’intercommunalité de projet. Clément s’interroge sur l’essor et le renforcement de l’intercommunalité de projet qui selon lui, tend à remettre en cause les communes et à interroger, plus globalement, leur avenir.

Inspiré par son mémoire de recherche de Master 2, son sujet de thèse porte sur les rapports de domination entre collectivités territoriales. Selon Clément, il semblait apparaître l’existence d’une forme de confrontation entre collectivités territoriales où l’une cherchait à devenir prééminente par rapport à une autre. Clément a partagé le constat que le processus législatif enclenché depuis 2010 a impacté l’organisation du territoire. Cela a accentué ce phénomène en modifiant, d’une part, la carte administrative territoriale, notamment avec la montée en puissance des métropoles, et, d’autre part, en opérant de nombreux bouleversements dans la répartition des compétences entre l’État et les collectivités territoriales. Dans ce contexte, Clément cherche à démontrer que certaines collectivités territoriales sont en capacité d’orienter l’action d’autres collectivités territoriales, alors que l’interdiction de tutelle entre collectivités territoriales posée par la Constitution suppose d’écarter une telle hypothèse.

Clément est motivé par la volonté de comprendre notre vie en société et les règles qui la régissent. Élu local depuis l’âge de 20 ans, le mandat de Clément a influencé son parcours universitaire. Selon lui, comprendre les rapports entre collectivités, c’est comprendre un environnement qui nous entoure et dans lequel nous sommes pleinement intégrés en tant que citoyen d’une collectivité.

Clément possède une collection de plus de 500 comics en version originale et en version française. En véritable passionné, il participe à des podcasts sur l’actualité des comics et sur leur adaptation cinématographique et télévisuelle.

Clément Laforge est l’un des ambassadeurs du programme « Réflexion.s » imaginé par Normandie université, Le Dôme et le CNRS Normandie. Il anime le compte du 21 au 27 octobre 2019.

Clément Laforge est bénéficiaire d’une allocation de thèse financée par la Région Normandie.

©Normandie Université/A. Bonin

Amandine Busson est doctorante au sein de l’unité de Recherche Interdisciplinaire pour la Prévention et le traitement des cancers (INSERM 1086), à l’Université de Caen Normandie. Son sujet de thèse porte sur le rôle des expositions agricoles sur l’apparition de divers cancers du sang.

Après son baccalauréat scientifique et un détour par une licence LEA anglais-japonais, Amandine revient à sa première passion : les sciences. Elle s’inscrit en première année Sciences du vivant à Nancy, avant de prendre une passerelle et poursuivre ses études en 2e année sciences de la santé. Elle découvre alors une nouvelle discipline qui la passionne, l’épidémiologie : une discipline scientifique appliquée aux populations, leur état de santé, ainsi que les facteurs influant sur celle-ci. Une rencontre déterminante avec un enseignant chercheur épidémiologiste décide Amandine de poursuivre ses études dans ce domaine. Après l’obtention d’une licence Ingénierie de la Santé option Santé Publique, elle s’engage dans un master Santé Publique et Environnement option Epidémiologie Recherche clinique et Evaluation qu’elle obtient tout en validant une option Intervention et Prévention de la Santé. Après avoir été diplômée, elle travaille pendant 6 mois en tant que biostatisticienne dans un centre d’investigation clinique de l’INSERM à Dijon. Toutefois soucieuse et réellement désireuse de finaliser sa formation, elle saisit l’opportunité de poursuivre sa carrière en doctorat afin de se spécialiser en épidémiologie étiologique appliquée aux cancers hématologiques.

Amandine travaille sur le rôle des expositions agricoles sur la survenue de Lymphomes Non-Hodgkiniens chez les agriculteurs, des cancers assez rares qui touchent différentes cellules de notre sang, destinées à nous défendre contre les virus, les bactéries. Elle cherche à comprendre les éléments susceptibles d’influencer l’apparition de ces lymphomes chez les agriculteurs afin de permettre la mise en place d’actions visant à réduire les expositions et réduire le risque pour les agriculteurs d’avoir ce type de cancers.

Pour Amandine, l’épidémiologie est un moyen qui permet de mieux comprendre et d’intervenir sur la santé des individus sur le long terme. Et c’est ce qui la motive jour après jour : pouvoir contribuer à la recherche et à l’avancée des connaissances pour mieux prendre en charge à l’avenir la santé des populations. Amandine intervient auprès des étudiants en licence et en master à l’université. Passionnée par la recherche et l’enseignement, elle projette de devenir chargée de recherche dans un premier temps, avec le souhait de rester dans le domaine de la cancérologie.

Dans le cadre de l’opération l’atelier du chercheur, Amandine est allée à la rencontre des collégiens et des lycéens pour présenter ses recherches et son parcours. Elle participe également à la Fête de la science. En 2018, Amandine a participé à la finale régionale du concours « Ma thèse en 180 secondes ». Elle décrit ces expériences comme essentielles à sa formation de jeune chercheuse. Apprendre à communiquer et parler à un public sont en effet des fondamentaux pour elle. Outre le fait que cela lui a permis de travailler sa timidité, ces échanges lui ont beaucoup apportés humainement.

Amandine Busson est l’une des ambassadrices du programme « Réflexion.s » imaginé par Normandie université, Le Dôme et le CNRS Normandie. Elle anime le compte du 11 au 17 novembre 2019.

Retrouvez le portrait des 10 membres de la première promotion de « Réflexion.s »

© Normandie université/A. Bonin (DR).

Marine Simon est doctorante au sein du Groupe de recherche d’histoire (GRHis) de l’Université de Rouen Normandie. Son sujet de recherche consiste en l’étude historique d’un territoire industriel en bord de Seine au XXe siècle. C’est au collège et au lycée que Marine se passionne pour l’Histoire par l’intermédiaire de deux de ses professeurs qui lui donnent envie de poursuivre ses études dans cette discipline. Une passion qu’elle partage avec le japonais qu’elle apprend durant ses études secondaires. Après sa Licence, Marine poursuit ses études en Master de recherche en Histoire contemporaine. Depuis son voyage au Japon en 2012, elle s’intéresse à la place des femmes dans la société japonaise. Un sujet qui l’amène, en 2014, à venir étudier pendant un semestre à l’Université de Waseda, à Tokyo. Elle oriente naturellement son sujet de recherche sur une jeune militante féministe nippone dont elle a écrit la biographie, actuellement en cours de publication. Selon Marine, les sciences humaines et sociales comprennent des disciplines qui aident à expliquer les relations sociales, les cultures, les mentalités. Elles placent les êtres humains au centre des problématiques ce qu’elle trouve particulièrement intéressant. Relier le parcours d’une personne à celui d’une société, d’un territoire, le pas est franchi lorsqu’elle s’engage dans le doctorat au sein du Groupe de recherche en histoire (GRHis) de l’Université de Rouen Normandie. Son sujet de thèse se trouve à la croisée de l’Histoire économique et de l’Histoire sociale. Elle cherche à comprendre comment des usines ont réussi à façonner un territoire et des mentalités anciennement rurales. L’objectif est de mettre en évidence un patrimoine matériel et immatériel qu’il est, à son sens, nécessaire de comprendre et de protéger. Sa thèse est financée par le Parc naturel régional des Boucles de la Seine Normande. Marine crée de l’effervescence sur le territoire qu’elle étudie en interrogeant des anciens travailleurs de l’industrie, en proposant des visites guidées d’une cité ouvrière et en animant des conférences pour le grand public. Une rencontre avec un photographe rouennais va donner lieu à la parution d’un livre intitulé « Usines en bord de Seine. Portrait d’un territoire en mouvement » dans lequel Marine va rédiger les textes sur l’histoire industrielle de la basse Seine en mettant en lumière des citations tirées des entretiens qu’elle a réalisé au cours de sa thèse. Dans le bureau de cette jeune chercheuse, on peut trouver un mur littéralement recouvert de post-it. Elle a affiché des citations inspirantes de chercheurs, des affiches et des programmes de colloques, des photos d’archives, de quoi relancer constamment son cerveau. Elle aime l’idée d’apporter sa petite contribution afin de mieux comprendre le monde qui nous entoure. Marine Simon est l’une des ambassadrices du programme « Réflexion.s ». Suivez les coulisses de sa recherche sur Instagram.

© Normandie université/A. Bonin (DR)

Debarati Chatterjee vient de terminer son post-doctorat au sein du Laboratoire de physique corpusculaire de Caen (LPC). Elle étudie les propriétés extrêmes dans les astres compacts.

La spécialité de cette jeune chercheuse indienne ? Les astres compacts, ces objets formés à la fin de la vie des étoiles massives [celles pesant plus de 8 fois la masse du Soleil, ndlr]. Alors étudiante en Licence de physique à l’Université de Calcutta, Debarati découvre l’astrophysique théorique au cours d’un stage à l’Institut indien d’astrophysique. Elle apprend un nouveau langage, celui de la programmation. Elle décide alors de poursuivre ses études en astrophysique théorique utilisant les méthodes numériques.

Son sujet de thèse consiste en l’étude de la matière dense et froide dans les étoiles à neutrons. Pour mieux comprendre la physique, elle modélise la structure interne et externe des objets compacts pour les comparer avec des phénomènes astronomiques observés par les télescopes. A l’issue de sa thèse qu’elle obtient en 2010, elle dresse un constat : les astres compacts montrent des propriétés extrêmes que l’on ne comprend pas avec la connaissance actuelle en physique.

La recherche fondamentale permet de mieux comprendre l’Univers autour de nous, tout en ouvrant de nouvelles perspectives scientifiques, impossible à imaginer avec les technologies existantes. L’astrophysique théorique est un sujet pluridisciplinaire, vaste et complexe qui va amener Debarati à travailler en réseau où elle partage avec la communauté internationale des données et des calculs de simulation. Elle poursuit ses études à l’Université de Heidelberg en Allemagne où elle effectue un premier post-doctorat via une bourse au sein de la prestigieuse Fondation Alexander Von Humboldt. Pendant son second post-doctorat, à l’Observatoire de Paris(2013-2015), elle étudie les effets de la relativité générale sur la modélisation. En 2015, elle est recrutée comme jeune chercheuse CNRS au Laboratoire de physique corpusculaire de Caen (CNRS/ENSICAEN/Université Caen Normandie) pour se spécialiser dans la physique nucléaire appliquée à l’astrophysique. Elle développe une nouvelle méthode pour décrire les différentes matières de la gamme de densités dans les étoiles à neutrons. Cette méthode permet de comprendre notamment les transitions de phase et explique de nombreux phénomènes observés.

Debarati Chatterjee est l’une des ambassadrices du programme « Réflexion.s » imaginé par Normandie université, Le Dôme et le CNRS Normandie.

© Normandie université/A. Bonin (DR)

Apolline Chabenat est doctorante au sein des laboratoires « Stress environnementaux et biosurveillance des milieux aquatiques » (SEBIO) et « Ethologie animale et humaine » (EthoS) . Elle travaille sur les effets des antidépresseurs sur le camouflage des seiches et des crabes. Entre la biologie et la physique-chimie, son cœur balance jusqu’en terminale. Mais c’est en biologie qu’elle obtient la meilleure note au bac ! Elle s’oriente donc vers une Licence générale en biologie et en physique-chimie à l’Université Pierre et Marie Curie (UMPC), nouvellement Sorbonne Université, à Paris. Puis, après s’être finalement spécialisée en biologie, elle découvre une nouvelle matière, l’écotoxicologie, qui consiste en l’étude de l’impact des polluants sur les végétaux et animaux. Originaire de Paris, Apolline a choisi de poursuivre ses études dans cette discipline dans la même université en Master et dans le cadre d’une thèse qui l’amène à venir étudier à l’Université Le Havre Normandie. Apolline s’intéresse tout particulièrement à deux modèles très présents sur les côtes normandes : le crabe vert et la seiche. Les seiches et les crabes juvéniles sont localisés sur nos côtes au plus près de la pollution. Ces modèles sont donc vulnérables non seulement aux prédateurs mais aussi à tous types de substances rejetées dans l’eau dont les antidépresseurs. Elle cherche donc à savoir si des résidus pharmaceutiques tels que les antidépresseurs ont un effet sur le camouflage de ces deux espèces marines. Chez l’être humain, ces médicaments permettent d’augmenter les concentrations d’une molécule, la sérotonine, responsable de notre humeur. Chez les modèles animaux d’Apolline, cette même sérotonine est impliquée dans le changement de couleur. Et elle a découvert que les seiches et les crabes qui se baignent dans de l’eau contaminée ont un meilleur camouflage que ceux qui se baignent dans une eau pure mais les antidépresseurs ont aussi un impact sur leur motivation alimentaire. Apolline participe actuellement au concours « Ma Thèse en 180 secondes ». Avec sa seiche « James Bond » et son crabe « OSS 117 », Apolline a conquis le public et convaincu le jury lors de la finale normande 2019. Elle a remporté le Prix du public et deuxième Prix du jury. Elle vient de se qualifier pour la finale nationale du concours qui se déroulera le 13 juin à Grenoble. Sensible aux questions liées à la pollution de l’environnement marin, Apolline a le sentiment de s’engager chaque jour pour l’environnement. Elle cherche pour montrer les effets néfastes de l’être humain sur la nature.

Apolline Chabenat est l’une des ambassadrices du programme « Réflexion.s » imaginé par Normandie université, Le Dôme et le CNRS Normandie. Elle a organisé le Festival « Pint of Science » au Havre du 20 au 22 mai dernier.

Apolline est l’une des ambassadrices du programme « Réflexion.s » imaginé par Normandie université, Le Dôme et CNRS Normandie.

© Normandie université/A. Bonin (DR)

Yann Paquier est doctorant au Centre de recherches sur les droits fondamentaux et les évolutions du droit (CRDFED) à l’Université de Caen Normandie. Il cherche à comprendre les algorithmes qui régissent nos vies.

Originaire d’Argentan, Yann sait qu’il va s’orienter vers des études de droit dès le lycée. En terminale, il apprécie la philosophie et trouve particulièrement intéressantes les thématiques qui touchent le droit. Le mythe de l’avocat américain des séries télévisées attise sa curiosité !

Au cours de sa Licence de droit à l’Université de Caen Normandie, il découvre le droit public, et veut s’orienter vers une carrière en lien avec le droit des libertés. Cette branche du droit a été déterminante pour lui dans la mesure où cela lui a permis de s’intéresser aux droits de l’Homme.

Après son Master de droit public, Yann a travaillé au sein d’un cabinet d’avocat pendant deux ans. Mais il est rattrapé par l’envie de faire de la recherche et le souhait de réfléchir sur un sujet aux enjeux contemporains. En traitant un dossier sur le droit du numérique, le sujet apparait comme une évidence pour ce passionné de nouvelles technologies.

Les travaux de thèse qu’il mène au Centre de recherches sur les droits fondamentaux et les évolutions du droit (CRDFED)  portent sur le droit à la transparence des traitements algorithmiques. L’Administration ainsi que les entreprises privées recourent de plus en plus aux traitements algorithmiques pour fonder des décisions. Les algorithmes régissent également nos vies par l’intermédiaire de recommandations, susceptibles de nous influencer dans nos choix. Or, les algorithmes sont conçus par des programmeurs en dehors de tout débat démocratique, et sont susceptibles de violer, du fait de leur opacité, le droit existant. Yann cherche donc les moyens juridiques permettant d’assurer une plus grande transparence autour de ces algorithmes et de la façon dont il conviendrait de les réguler.

Selon Yann, Il faut cultiver la curiosité. Il est important de s’interroger sur le monde qui nous entoure afin de s’efforcer de le comprendre, voire de le remettre en question quand cela est nécessaire pour qu’il évolue positivement.

Yann a créé une chaîne YouTube de médiation scientifique intitulée « Au-delà du binaire » pour partager ses travaux de recherches et aborder des sujets d’actualité qui ont des incidences sur la société : l’intelligence artificielle, le vote électronique, …

Yann Paquier est l’un des ambassadeurs du programme « Réflexion.s » imaginé par Normandie université, Le Dôme et le CNRS Normandie. Il a animé une conférence sur le vote électronique au Dôme le 22 mai dernier dans le cadre du festival « Pint of Science« .

© Normandie université/A. Bonin (DR)

Elodie Pillon est doctorante au Laboratoire d’innovation numérique pour les entreprises et les apprentissages au service de la compétitivité des Territoires (LINEACT) au CESI de Rouen et du laboratoire « Normandie innovation marché entreprise consommation (NIMEC) à l’Université de Caen Normandie. Elle cherche à comprendre les pratiques collaboratives adaptées aux stratégies d’innovation des petites et moyennes entreprises.

Après son bac, Elodie choisit de s’engager dans une filière scientifique car elle aime comprendre le fonctionnement des choses. Après son DUT de Mesures Physiques, Elodie poursuit ses études en Ecole d’ingénieurs qu’elle effectue en alternance dans un laboratoire de recherche où elle installe des bancs de test et réalise des campagnes de mesures pour les chercheurs. Mais son déclic pour la recherche attendra une conférence à Venise où pour la première fois, Elodie est invitée à y présenter ses travaux. L’apprentie ingénieure se transforme en apprentie chercheuse !
Elle décide de poursuivre ses études en Master spécialisé dans le management par projet au CESI de Rouen parce qu’elle avait la possibilité d’effectuer une thèse professionnelle et une mission en entreprise. Par la suite, elle travaille pendant 18 mois dans le cadre d’un projet de recherche où elle doit mesurer la capacité d’innovation des PME normandes afin d’identifier d’éventuels axes d’amélioration. Les résultats lui ont permis de comprendre qu’il n’existait pas une méthode unique pour innover, et que la pertinence du modèle dépend des caractéristiques de l’entreprise. En creusant le sujet, elle découvre le concept de l’innovation ouverte, modèle en vogue qui consiste à faire collaborer les entreprises les unes avec les autres pour créer de nouveaux produits. Le sujet de sa thèse est trouvé !

Aujourd’hui, le modèle de l’innovation a évolué, il est plus collaboratif du fait que des connaissances soient accessibles notamment sur le web. Il faut donc repenser sa manière d’innover en adoptant des démarches plus participatives, en partageant ses connaissances avec d’autres entités. Jusqu’ici, ce concept a été formulé auprès des grandes entreprises.

Elodie s’intéresse plus particulièrement aux PME, son terrain d’exploration comme elle le définit. Selon elle, ces entreprises sont les plus à même d’utiliser ce type de modèle parce qu’elles ont des ressources limitées et il faut justement limiter les risques à lancer un nouveau produit. Elodie cherche à identifier des facteurs qui impactent la capacité d’une PME à adopter une démarche d’innovation ouverte.

Après la thèse, cette jeune chercheuse aimerait développer un outil d’aide à la décision qui permettrait d’identifier les modèles d’innovation les plus appropriés pour chaque PME.

Elodie Pillon est l’une des ambassadrices du programme « Réflexion.s » imaginé par Normandie université, Le Dôme et le CNRS Normandie.

© Normandie université/A. Bonin (DR)

Fabien BITU est doctorant au sein du Laboratoire de Psychologie de Caen Normandie de l’Université de Caen Normandie. Il travaille sur les bénéfices de la tablette tactile sur le fonctionnement cognitif des enfants et des adolescents. Après son Baccalauréat littéraire, Fabien s’oriente vers une Licence de psychologie. Il effectue sa troisième année à l’Université du Québec à Trois-Rivières grâce au programme d’échanges étudiants (PEE). Une année déterminante pour Fabien tant sur le plan personnel que professionnel. Il s’immerge alors dans une nouvelle culture. Il y découvre la « psychologie positive » qui s’intéresse aux effets bénéfiques du fonctionnement humain plutôt qu’au soin psychopathologique et pratique la recherche intensément dans le cadre d’un programme de cours exclusivement dédié aux méthodes de recherche. La construction de l’enfant et de l’adolescent est un sujet qui intéresse particulièrement notre jeune chercheur qui, depuis toujours, souhaite travailler dans l’enseignement. De retour à Caen, Fabien poursuit ses études en Master de Psychologie du développement de l’enfant et de l’adolescent. Il commence ses recherches sur les liens entre technologie et créativité lors de son master en travaillant d’abord sur les apports de la tablette tactile en termes de créativité chez les enfants, puis chez les adolescents. Passionné de technologies et d’art, Fabien décide d’approfondir le sujet en y consacrant l’objet de sa thèse. Fabien travaille sur les bénéfices de la tablette tactile sur la cognition des enfants et des adolescents en cursus scolaire ordinaire ou en rupture avec des troubles du comportement ou déficience intellectuelle. Plus particulièrement, il cherche à savoir si le fait de dessiner avec le doigt sur la tablette plutôt qu’avec un crayon sur le papier peut avoir des effets positifs sur la créativité, et par extension, les fonctions exécutives en général qui sont liées aux apprentissages : l’inhibition qui consiste à s’empêcher de faire quelque chose, la mémoire du travail où l’enfant va mettre à jour les éléments en mémoire et la flexibilité cognitive qui repose sur le fait de passer d’une tâche à une autre. Il cherche à déterminer si cet outil peut être utile pour aider les enfants en cursus ordinaire et ceux en difficulté pour améliorer leurs compétences cognitives. Fabien se rend dans les écoles primaires, les collèges et dans les institutions pour travailler auprès des enfants et des adolescents. Il travaille en collaboration avec l’ingénieur de son laboratoire pour développer les logiciels nécessaires sur tablette, et coordonne les équipes éducatives et de soin des écoles, collèges et institutions autour de ce projet afin d’intervenir auprès des enfants pour déterminer expérimentalement les apports de la tablette. Fabien BITU est l’un des ambassadeurs du programme « Réflexion.s » imaginé par Normandie université, Le Dôme et le CNRS Normandie.

© Normandie université/A. Bonin (DR)

Marie Nicolle est actuellement en post-doctorat au laboratoire morphodynamique continentale et côtière (M2C). Paléo-climatologue, cette jeune chercheuse est spécialiste de la variabilité climatique sur les derniers millénaires dans la région Arctique.

Les sciences, et en particulier les sciences de la Terre, sont apparues comme une évidence au fil des années pour cette passionnée de nature et de paysage. Marie est titulaire d’une licence en sciences de la Terre et de l’Environnement et d’un master en sciences des Environnements Continentaux qu’elle a suivi à l’Université de Rouen Normandie. Sa terre de prédilection ? L’Arctique, une région qu’elle décrit comme un « écrin à préserver » et qui devient naturellement l’objet de sa thèse.

Les changements climatiques observés dans la région Arctique comme l’augmentation des températures ou la diminution du couvert de glace de mer ont été mis en évidence à partir de données d’observations directes. Mais ces données ont une couverture temporelle trop courte pour interpréter les changements climatiques à long-terme. Il faut alors utiliser des données indirectes, mesurées dans les carottes de glace et les sédiments lacustres par exemple, pour comprendre les cycles climatiques. Marie s’intéresse tout particulièrement aux données qui permettent de reconstruire les températures et de précipitations.

Dans la région Arctique-subarctique, les enregistrements disponibles à haute résolution (jusque l’annuelle) sur les derniers 2000 ans ont été centralisés dans la base de données PAGES Arctic 2k.  Cette base de données issue d’un important travail de la part de la communauté paléoclimatique est une occasion unique d’avoir une vision globale de l’évolution à long-terme de la variabilité climatique dans la région Arctique.

Marie a cherché un moyen de pouvoir traiter ensemble toutes ces données indirectes qui ont la particularité de provenir de différentes sources (glace, sédiment, cernes d’arbre), de présenter des pas de temps différents et sont réparties inégalement dans la région. La jeune chercheuse a développé une méthode pour établir les bons usages du traitement mathématiques de cette base de données en prenant en compte tous ces biais. Ce qui l’a amené à faire des statistiques et du codage, autant de matières qui lui avaient laissé un mauvais souvenir en master et qui dans le cadre de sa thèse, font partie de son quotidien !

Très remarqués, ses travaux ont fait l’objet d’un article dans une revue scientifique. La communauté internationale a ensuite fait appel à son équipe pour créer une base de données sur les précipitations en Arctique sur les derniers 2000 ans et exploiter la méthodologie développée par Marie.

Sa thèse, qu’elle a soutenu en juin 2018, lui a permis, d’une part, d’aller plus loin dans la compréhension des changements climatiques et d’autre part, de pouvoir devenir actrice de la recherche sur une région dont elle a toujours été sensible à l’évolution et au devenir.

Attachée d’enseignement et de recherche à l’Université de Rouen Normandie, Marie intervient auprès des étudiants de Master.

Marie Nicolle est l’une des ambassadrices du programme « Réflexion.s » imaginé par Normandie université, Le Dôme et le CNRS Normandie.

© Normandie université/A. Bonin (DR)

Aloïse Quesne est membre associé de l’Institut Demolombe, à l’Université de Caen Normandie. Juriste, cette jeune chercheuse est spécialiste du contrat portant sur le corps humain.

Passionnée par les mystères du corps humain depuis toujours, Aloïse aurait rêvé de devenir médecin mais la simple vue du sang l’insupporte ! Après son baccalauréat littéraire, Aloïse choisit le droit par défaut. Mais elle comprend rapidement qu’elle peut aborder des matières très variées, comme le droit de la santé, qui touchent de près sa passion. Elle effectue une Licence puis un Master 2 Recherche en droit privé à l’Université de Caen Normandie où elle découvre le droit de la biomédecine qui lui permet d’étudier le corps humain sous le prisme des règles juridiques. Elle décide alors de s’engager vers un doctorat sur ce sujet qui lui apparaît comme « une source inépuisable d’inspiration ».

Au cours de son doctorat, Aloïse obtient un diplôme universitaire d’éthique, dispensé par la faculté de médecine de Caen, ce qui a contribué à enrichir ses connaissances. Son travail de thèse a d’abord consisté à dresser un panorama des prestations portant sur le corps humain, afin de démontrer que ces activités répondent aux critères du contrat. Elle a donc étudié des contrats très variés comme le contrat médical, les contrats réalisés par des professionnels comme le coiffeur et le tatoueur, le contrat de travail, etc. Elle a analysé leurs spécificités et leurs similitudes, ce qui lui a permis de démontrer qu’il existe deux points communs à tous ces contrats : une obligation de praestare sur le corps et un pouvoir matériel exercé sur le corps. Cela signifie que l’on doit mettre son corps à disposition d’une personne pour réaliser la prestation convenue et en retour, cette personne exerce un pouvoir sur le corps mis à sa disposition. Aloïse a ensuite recherché toutes les règles communes à l’ensemble de ces contrats afin de démontrer qu’ils appartiennent tous à une même catégorie juridique : le contrat portant sur le corps humain.

Durant sa thèse, Aloïse est assistante de Justice à la cour d’appel de Caen. Une expérience qui, selon la jeune chercheuse, « a nourri son doctorat ». Outre l’expérience professionnelle et les liens tissés avec les magistrats, la rédaction d’arrêts lui a permis d’aiguiser sa plume, ce qui lui a été bien utile pour rédiger les 602 pages de sa thèse ! Aloïse a ensuite été recrutée comme Attachée Temporaire d’Enseignement et de Recherche (ATER) à l’Université de Caen Normandie. Elle enseigne depuis 7 ans un cours magistral de droit de l’expérimentation animale pour lequel elle a reçu en 2014 le Prix de Droit de La Fondation Droit Animal, Ethique et Sciences (LFDA). Cette même année, Aloïse est lauréate de l’Association Française Des Femmes Diplômées des Universités (AFFDU) pour son travail de thèse.

Aloïse a soutenu sa thèse en décembre 2018. Passionnée par la recherche et l’enseignement, elle ambitionne naturellement de devenir enseignant-chercheur. Elle vient d’obtenir la qualification aux fonctions de Maître de conférences en droit privé. Ses axes de recherche portent principalement sur la thématique du corps humain mais la jeune chercheuse travaille également sur le droit des personnes et de la famille, le droit des contrats et le droit animal.

Aloïse Quesne est l’une des ambassadrices du programme « Réflexion.s » imaginé par Normandie université, Le Dôme et le CNRS Normandie. 

© Normandie université/A. Bonin (DR)

Victor Maignan est doctorant au laboratoire Ecophysiologie Végétale, et Agronomie de l’Université de Caen. Il cherche des engrais plus efficaces pour la culture du blé. Dès le collège, Victor sait qu’il travaillera dans le domaine de l’environnement. Un stage au service de la protection de l’environnement du département du Calvados confirme son projet. Au lycée, Victor découvre les offres de formation des écoles d’ingénieurs agronomes et les débouchés dans le domaine de l’agriculture. Il se rend compte que travailler dans ce domaine lui permettrait de contribuer à la préservation de l’environnement tout en restant au contact de la nature. Après son baccalauréat scientifique, il intègre l’école d’ingénieur de Rouen UniLaSalle. Durant son école d’ingénieur, Victor réalise plusieurs stages dont un au Canada dans un laboratoire de recherche apicole où il suit les travaux d’un jeune chercheur sur l’effet d’un insecticide sur les abeilles. Il commence à prendre goût à la recherche. Le déclic se produit lors de son stage de master 1. Il travaille durant 5 mois dans une start-up qui produit des biostimulants pour améliorer l’efficacité des produits agricoles. Il coordonne les protocoles mis en place par les laboratoires et les coopératives, suit les essais, récoltent les données pour en faire la synthèse. Il aime particulièrement alterner le travail dans les champs et au laboratoire. Les données collectées au terme de ce stage étant très intéressantes, Victor reste en contact avec la start-up qui lui proposera deux ans plus tard de consacrer une thèse sur ce sujet. Victor cherche à identifier de nouveaux fertilisants efficaces dans le but de diminuer les pollutions liées aux engrais tout en améliorant la qualité nutritionnelle du blé. Durant la première année de sa thèse, Victor s’est attaché à faire pousser du blé en serre jusqu’à la récolte des grains. Il a testé plusieurs additifs et a constaté pour certains une meilleure absorption de l’engrais par le blé. Le fertilisant est mieux remonté vers le grain ce qui a permis d’améliorer le rendement. Il communiquera sur ses premiers résultats à l’automne lors d’un congrès. Il s’attache désormais à la culture dans les champs. Grace à un financement FEADER de la Région Normandie, Victor suit l’évolution de trois parcelles situées dans le Calvados, la Seine-Maritime et l’Orne. Toutes trois situées dans des zones de production de blé, ces parcelles ont été choisies parce qu’elles présentent des climats et des sols différents. Victor Maignan est l’un des ambassadeurs du programme « Réflexion.s » imaginé par Normandie université, Le Dôme et le CNRS Normandie.  

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Valérian GIRARD-ALCINDOR est doctorant à l’Institut de Physique Nucléaire d’Orsay et au Grand Accélérateur National d’Ions Lourds, à Caen (CEA-CNRS). Il étudie les noyaux pour comprendre le fonctionnement des étoiles.

Valérian est un jeune chercheur en astrophysique nucléaire, une discipline qui allie l’infiniment grand, l’étude des planètes, des étoiles et des galaxies à l’infiniment petit, l’étude des noyaux des atomes qui composent tout ce qui nous entoure. Il s’intéresse au noyau de fluor 15, un noyau riche en proton. Il en étudie la structure et plus particulièrement son évolution pour comprendre un phénomène astrophysique : le sursaut X.

Valérian s’intéresse à deux étoiles qui interagissent ensemble : une étoile classique qui ressemble au soleil et une étoile à neutrons, une étoile de petite taille (seulement quelques dizaines de kilomètres) caractérisée par une masse supérieure à celle du soleil. Une étoile à neutrons se forme après une supernova, c’est-à-dire après la mort violente d’une étoile. Les noyaux de l’étoile classique vont être attirés par cette étoile à neutrons, s’accumuler autour d’elle, puis à force d’accumulation, la pression va augmenter et cela va déclencher une explosion. Au cours de cette explosion, une émission de rayons X se produit. Elle est détectée sur terre à l’aide de satellites. Ce phénomène s’appelle le sursaut X.

Dans son travail de thèse, Valérian cherche à comprendre une des réactions nucléaires importantes parmi celles qui ont lieu au cours de cette explosion. Pour cela, il étudie expérimentalement cette réaction. Dans ce but, il accélère des noyaux qu’il envoie sur d’autres noyaux. Ils vont interagir ensemble et à l’aide de différents appareils de mesure, il observe ce qu’il s’est passé au moment de la collision.

La physique passionne Valérian depuis le collège. En 5ème, son professeur de physique-chimie lui donne envie de s’intéresser à cette discipline. Sur ses conseils, il effectue son stage de 3ème au laboratoire de Physique Corpusculaire de Caen spécialisé en physique nucléaire. Après son baccalauréat scientifique, il effectue une licence de physique puis un master « Noyaux atomes collisions » à l’Université de Caen Normandie. Valérian a choisi de poursuivre ses études en suivant une thèse expérimentale. Il aime le fait que son travail puisse permettre de mieux comprendre des phénomènes astrophysiques en donnant aux chercheurs des données qui leur permettront d’affiner leurs modèles théoriques.

Valérian GIRARD-ALCINDOR est l’un des ambassadeurs du programme « Réflexion.s » imaginé par Normandie université, Le Dôme et le CNRS Normandie.